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Maîtrise d'histoire. Monographies du canton de Trie-sur-Baïse | |
Code INSEE 65324448 Canton de Trie-sur-Baïse carte IGN 1745 Est de Montastruc et 1745 Ouest de Trie Documents
34-1 à 34-4
Le
village de Tournous-darré est limité au nord par le territoire
de Trie, à l’est par le territoire de Puydarrieux, au sud par les
territoires de Sentous et Lustar, et à l’ouest par les territoires
de Villembits et de Vidou ( document 34-1 ).
La
commune est située dans la plaine de la Baïse, avec une zone
de collines à l’est.
Les
cours d’eau principaux sont le Lizon ( qui sert de limite nord au territoire
), rejoint au nord-est de la commune par la Baïse-darré qui
court à l’est au pied des coteaux ( avec un moulin du XVIIIème
ou XIXème siècle ).
On
trouve également sur les coteaux une série de petits ruisseaux
( ruisseaux de Saoutos, Magnoac, des Coumes... ).
Les
terres de ce village de 563 hectares sont employées à la
culture du maïs en plaine, les coteaux étant réservés
à des bois et des prairies.
Le
réseau de chemins
Les
deux voies principales sont la D39 ( reliant Trie et Lustar ) d’aspect
moderne et une voie orientée est-ouest reliant Puydarrieux et Vidou,
formant un carrefour au centre du territoire communal. Un autre chemin
orienté nord-est - sud-ouest relie Lustar à partir de ce
carrefour.
La
D17, d’aspect moderne, passe à l’Ouest du territoire communal, de
Trie vers Lustar sous la forme d’un chemin de crête, et semble tout
à fait indépendant du réseau de chemins du village.
Enfin
le territoire de Tournous est quadrillé de petits chemins orientés
principalement nord-sud et est-ouest, desservant tout le territoire communal.
( document 34-1 bis ) Cette forme en quadrillage est à mettre en
rapport avec la cadastration ( peut-être médiévale
).
Le
village
Le
village est constitué de quelques fermes dispersées sur le
territoire communal. Une majorité de maisons se regroupe cependant
autour de l’église et du « château » , au carrefour
de la D39 et de la route menant à Puydarrieux.
L’église
Saint-Lupère
L’église
actuelle a été construite vers 1850, suite à la destruction
de la chapelle du château 100 mètres plus au Nord, et ne présente
aucun intérêt archéologique (1). On ne sait pas quel
aspect avait cette première église.
Une
église de Tournous est citée dans les pouillés de
1384, 1405 et 1440 (2).
Le
château de Tournous ( document 34-3 )
Charles
brun, en 1928, mentionne qu’ « il existe à Tournous les traces
d’un château situé sur un petit tertre qui se trouve dans
l’angle formé par le confluent du Lizon et de la Baïse. Ce
n’est qu’à 50 mètres, rive gauche de celle-ci, à 200
mètres du Lizon. C’est un quadrilatère de 25X30 mètres
environ dont les fossés subsistent seuls. L’endroit s’appelle toujours
le château « (3).
Le
château actuel de Tournous, au Nord de l’église actuelle,
est une grosse maison bourgeoise du XVIIIème ou XIXème siècle.
Cependant le parc de cette maison est surélevé, et entouré
de fossés au Sud et à l’Est ( larges d’environ deux mètres
et profonds d’autant ). Cette structure est très bien visible sur
le cadastre napoléonien ( document 34-3).
Le
tépé du meur ( la « motte du mur «
)
Charles
Brun, encore lui, dit en 1928 que « le château du Mur
était situé au levant du groupement actuel du village, sur
la rive droite de la Baïse. Il ne nous reste de ce château qu’un
nom de lieu seulement...Le château en ruine a disparu depuis plus
de 75 ans, après avoir servi de carrière de matériaux
pour les paysans des environs « (3).
Sur un éperon, le Tépé du Mur recèle une motte de terre d’environ six mètres de haut, cantonné à l’est par une grosse masse de terre ( reste de bâtiment détruits ? ) et un fossé comblé subsistant sous la forme d’un talus de faible hautaur. Le site est protégé par le relief de la colline - probablement retaillé - au nord, sud et ouest. L’accès à ce site se fait par deux chemins fossiles, l’un sur la crête à l’est ( menant vers le château de Puydarrieux ), l’autre descendant vers la plaine au nord-ouest, entièrement artificiel et protégé par de hauts talus ( document 34-4 et 34-5 ). On possède quelques mentions de seigneurs de Tournous. La première mention est indirecte, on trouve un frater Guillelmus de Tornono, conversus, de l’abbaye de Berdoues en 1255 (4). En 1313 le seigneur de Tournous est Guillelmus Arnaldi de Tornono, miles (5). Au
XVIème siècle la seigneurie est achetée par les seigneurs
d’Ozon, et au XVIIIème siècle elle passe dans les mains des
seigneurs d’Aurout (6).
Le
territoire communal
La
toponymie indique l’état de certaines terres ( les arpents, les
courrèges ( langues de terre ), les carrères (
carrières de calcaire ), piquepeyrère ), les reliefs
( le pouy du luc, ou colline du bois ), la végétation
( les arragnas, nom gascon de la réglisse sauvage ).
Essai
de synthèse
L’existence
de ce village paraît bien assurée dès le XIIIème
siècle. Le principal problème qui se pose est de savoir si
la plate-forme du château a été implantée suite
à l’abandon du site primitif du tépé du meur ( ce
qui est possible ), ou si les deux sites ont fonctionné en même
temps. Si cette hypothèse est la bonne, on peut se demander pourquoi
a été abandonné un site de hauteur très bien
défendu pour un site de plaine: présence d’un gué
sur le Lizon ? D’un carrefour ? Du village préexistant ? La réponse
à ces questions permettrait de savoir quels seigneurs de Tournous
habitaient quels sites.
Notes:
(1) Maumus-Brun, op. cit. p.136 (2) Perrin, Font-Reaulx, op. cit. Rôle de procuration du diocèse de 1384, p.284: cappellanus de Tornono. idem, rôle de la décime de 1405, p.297: cappellanus de Tornono et de Vidos. Idem, taxe des bénéfices du diocèse au Xvème siècle: ecclesia de Tornono. (3) Maumus-Brun, idem, p.181 (4) J. Cazauran, Le cartulaire de berdoues, acte 354 p. 508. ce frère convers faisait peut-être partie de la famille des seigneurs de Tournous, ou était au moins originaire de ce village. (5) DRN de 1313, 1MI2 (6) Maumus-Brun, idem, p.143. Les seigneurs d’Aurout sont une branche de la maison d’Antin. |
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