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Maîtrise d'histoire. Monographies du canton de Vic-en-Bigorre | |
SANOUS Numéro INSEE 65325425
Le territoire communal de Sanous est limité au nord par le territoire de Vic-Bigorre, à l'est par les territoires de Vic et de Saint-lézer, au sud et à l'ouest par le territoire de la commune de Casteide-Doat ( dans les Pyrénées Atlantiques. Voir document 1 ). Cette petite commune de 163 hectares, enclavée dans le Montanerez
béarnais, développe son territoire en partie sur une colline
à l'ouest ( terrains argilo-siliceux et argilo-calcaires
tertiaires ) et en partie sur la petite vallée du Lis ( terrains
alluvionnaires quaternaires argilo-siliceux ). Le principal cours d'eau
est le Lis, qui forme la limite est de ce territoire, et qui coule du sud-ouest
au nord-est. il existe également un canal, dérivé
du Lis au sud, qui passe au milieu des champs pour alimenter un moulin
au pied du village, et se fondre de nouveau avec le Lis sur le territoire
de Vic au nord. On trouve également des sources et puits sur la
colline à l'ouest du village.
Le réseau de chemins Le chemin principal est la D62, qui court au pied de la colline du nord-est au sud-ouest, joignant au nord la D6 ( appelée dans le canton " vieille route de Pau ", bien que rectifiée récemment, par opposition à la route et l’autoroute qui partent de Tarbes vers Pau ) au carrefour de Doat au Sud. L'ancienneté de cette route est attestée par le fait qu'à ce carrefour est installée l'église médiévale de Doat ( datée au moins du XVème siècle ). Autre voie digne d’intérêt, un chemin creux se détache de la D62 pour courir à flanc de coteau à l'Ouest, et rejoindre au sud le quartier du Barry à Doat ( ou se trouve un ancien site castral ), passant au pied du site de l’église médiévale. De la D62 partent plusieurs voies perpendiculaires secondaires, qui vont dans les champs vers l' est, puis par un passage à gué du Lis se terminent dans les bois de Saint-lézer. Le village Actuellement le village se présente sous la forme d'un
village-rue le long de la D62.
Les églises Saint Martin de Sanous. L' église actuelle est moderne, elle a été bâtie
au siècle dernier au bord de la D62. Cependant la cadastre de 1808
( voir document 10-2. Section A, parcelles 282 et 283 ) signale l'emplacement
de l'église antérieure, 200 mètres à l'ouest
de l'église actuelle, sur le coteau, à un carrefour de chemins.
Cette église a été détruite, il n'en subsiste
qu'une petite plate-forme herbeuse soutenue au Sud par l'ancien mur gouttereau
de l'église ( en galets et mortier, d'une épaisseur de 70
cm sur une hauteur d'environ 1m ). La prospection de cette zone a
révélé la présence de fragments de tuiles canal
et de carreaux de dallage en terre cuite. Le plan cadastral napoléonien
révèle pour ce bâtiment un plan barlong, avec deux
murets accolés à l'ouest
( supportant un clocher-mur, comme à Betmont ? ) et une structure
de plan carré au sud-est ( sacristie
? ).
la monographie communale de 1887 (6) signale que " d'après les anciens, il existait un château dont la chapelle a servi pendant longtemps d'église paroissiale ". On peut supposer que cette chapelle est la ruine dont nous venons de parler. Un château ? Ce dernier texte est le seul indice d'une structure castrale possible. Nous n'avons trouvé aucune trace sur le terrain, d'exploration très difficile, à l'exception d'une sorte de mur de terre ou terrasse haute de trois mètres, à l'ouest de l'ancienne église, d'interprétation délicate, et qui n'est peut-être qu'une haute terrasse de culture ( le reste du terrain, du fait des broussailles, n'a pas pu être exploré ). On sait peut de choses des seigneurs de Sanous, sauf la mention d'un seigneur de Senos en 1429 (2). Avant 1554 le seigneur était « noble Jean d'Andoins, chevalier « (7), en 1593 « noble Jean de Lasseran », et Jean-Antoine de Lasseran en 1631 et 1654 (8). En 1783 le seigneur de Sanous était Mr de Ladouze, juge-mage de Tarbes (9). Le territoire communal La commune est peu riche en toponymes. Le nom du village semble prélatin ( terminaison en -os ), si on en croit les graphies anciennes ( Cenos en 1300, Senos en 1429 ). Un toponyme ladevèze se retrouve dans les champs au Nord du village, indiquant d’anciens champs clos, et un toponyme higuère près du moulin actuel ( carte de Cassini ) indique la présence de figuiers. Le toponyme Le buala, au sommet de la colline, désigne l’existence d’un hameau ( gascon boèla ) aujourd’hui disparu ( à moins qu’il ne désigne l’ancien emplacement du village). Il convient de signaler qu'au sud-est du territoire communal existe
près d'un gué sur le Lis une curieuse dérivation maçonnée
en galets, servant aujourd'hui pour l'irrigation, mais existant déjà
en 1808. nous avons trouvé dans les champs limitrophes des indices
d'un habitat ( morceaux de tuiles et de briques, départ d'anse en
céramique rouge guillochée peut-être médiévale.
Voir à ce sujet le document 10-3 ).
Essai de synthèse Le village de Sanous existe au moins depuis la fin du XIIIème
siècle, sur un terroir d'occupation sans doute plus ancienne comme
semble l'indiquer son toponyme. Vraisemblablement implanté au sommet
de la colline à la fin du moyen-âge, comme l'attestent le
chemin creux subsistant et l'ancienne église, il est "descendu"
ensuite au pied de la colline le long de la D62 ( le cadastre de 1808 montre
ce processus en cours ). Le déplacement de la totalité de
l'habitat s'est matérialisé au XIXème siècle
par la reconstruction de l'église en contrebas de l'église
médiévale alors délaissée.
Notes: (1) Gaston Balencie, Le procès de bigorre, enquête de 1300,
p. 158: " de obliis loci de Sanono, anno quolibet: 5 sol. 6 den. morl.
".
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