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Maîtrise d'histoire. Monographies du canton de Trie-sur-Baïse | |
Code INSEE 65324308 Canton de Trie-sur-Baïse Carte IGN 1745 Est de Montastruc Documents
29-1 et 29-2
Le territoire de la commune de Mazerolles est limité au nord par le territoire d’Estampures, à l’est par le territoire de Bernadets-debat, au sud par le territoire d’Antin et à l’ouest par les territoires de Fréchède et Saint-Sever. Cette commune est située dans la plaine du Bouès, avec des coteaux au sud et à l’est du village. Plusieurs cours d’eau passent sur ce territoire: le ruisseau de soula, qui sert de limite communale sud-est, le ruisseau d’Antin qui sert de limite sud, le Bouès qui sert de limite communale est. Les
terres de ce village sont consacrées à la culture du maïs,
avec des prairies, des bois et quelques vignes dans les coteaux.
Le
réseau de chemins
Le réseau de chemins de Mazerolles est très complexe. Il peut se résumer en un carrefour de voies dont les principales sont la D11 orientée nord-sud ( allant de Mazerolles à Antin ) et la D43 menant de Bernadets-Debat à Saint Sever de Rustan ( au sud de l’église ). Deux
autres chemins mènent au nord-ouest vers le hameau de Jammets et
Fréchède, et au sud-ouest vers Antin.
Le territoire communal est également quadrillé de très nombreux petits chemins de services servant notamment à desservir les fermes et hameaux ( document 29-1 bis ). L’habitat
Le
« village » de Mazerolles est constitué de fermes dispersées
sur le territoire communal, avec quelques maisons regroupées avec
l’église au centre du territoire communal et quelques petits hameaux
( Jammets, Manuel, la marlère, Cassalon... ).
Le
village est cité comme locus en 1313 (1). On trouve également
dans le cartulaire de l’abbaye de Berdoues plusieurs mentions d’un casale
de mazeroles aux XIIème (2) et XIIIème siècle
(3). en 1346 le village est cité comme faisant partie de la baylie
de Goudon (4).
La
fortification du village
Un
élément curieux avait frappé l’instituteur en 1887:
« Aux abords de l’église d’énormes fossés
entourent une propriété privée et semblent annoncer
qu’il y a eu dans le temps un château fort « (5).
L’église
est en effet bâtie sur un petit relief retaillé, qui est en
fait une grande plate-forme protégée au nord par de hauts
talus, et sur les autres côtés par des fossés ( en
grande partie arasés ). Cependant l’élément de fortification
le plus original est un énorme mur de terre haut de 5 mètres
et barrant toute la largeur de la plate-forme à l’ouest ( sur le
côté le moins protégé, voir document 29-2 ).
Cette fortification, étant donné la présence de l’église
d’origine médiévale, nous paraît être un remarquable
exemple de fortification villageoise.
L’église
Saint-Martin
En 1170, Fortanier de Mazerolles donne les dîmes des églises de Mazerolles et de Lanespède à l’abbaye de l’Escaladieu (6). En 1192 c’est Raymond Bernard d’Esparros qui donne les dîmes de l’église et les terres en dépendant à l’abbaye de l’Escaladieu sous réserve que le monastère reçoive son fils Bernard pour y servir comme moine (7). L’église de Mazerolles est ensuite citée dans les pouillés de 1342 et 1379 (8). L’église
de Mazerolles a été entièrement modifiée au
siècle dernier ( comme le montre une dédicace sur le clocher
), et ne conserve de médiéval que les bases de ses murs,
très épaisses.
On
possède quelques documents sur les seigneurs de Mazerolles: En 1170
le seigneur est Fortanier de Mazerolles et en 1192 Bernard d’Esparros (
6 et 7 ). A la fin du XIIème siècle on trouve sur le cartulaire
de Berdoues un Arnaldus de mazeroles et Eimesen filia ejus qui engagent
une terre sur le territoire de l’église d’Esparchac (9). En 1313
le seigneur est Theolbaldus de Petrucia, et en 1346 le seigneur
est dame Géraude de Mazerolles (10). En 1429 le seigneur est le
seigneur de Monlezun de Saint Lary. En 1645 le seigneur est noble Jacques
de Mora (11), et en 1771 la seigneurie de Mazerolles appartient à
François de Béon (12).
Le
territoire communal
Certains
toponymes qualifient l’état du terrain: la carrère, la
serre, le garlot ( petite zone marécageuse ). D’autres se rapportent
à la végétation et aux cultures: castagné,
le habe ( la fève ). D’autres toponymes enfin sont des noms
de hameaux: jammets, les bordes....déjà signalés
sur la carte de Cassini au XVIIIème siècle ( feuille 74 ).
Essai
de synthèse
Il
est possible que la territoire de Mazerolles recèle des vestiges
antiques ( Mazerolles vient de maceriae, les ruines ). Les seigneurs
du village sont attestés dès le XIIème siècle,
mais deux questions se posent cependant: on ne sait pas de quand date la
fortification ( villageoise ? ) près de l’église, et nous
ne savons pas où résidaient les seigneurs de Mazerolles,
d’origine ancienne ( y a-t-il eu une motte castrale, et si oui à
quel endroit ? ).
Notes: (1) DRN de 1313, ADHP 1MI2 (2) J. Cazauran, Le cartulaire de Berdoues, op. cit., acte 1 p. 2, acte 5 p.3: casale de Mazeroles (3) idem, acte 154 p.116, acte 155 p.116 (4) Maurice Berthe, Le comté de Bigorre..., p. 128, et Larcher, Dictionnaire, I303 (5) monographie communale de 1887, ADHP T.385 no257 (6) Cartulaire de l’Escaladieu, ADHP H15 (7) idem, ADHP H45 (8) Perrin, Font-Reaulx, les pouillés..., p.463: ecclesia de Maseroliis, dans l’archiprêtré de Luby; idem, compte de procuration de 1379: Ecclesiae de Antino et Maseroliis pro integra procuratione. Bone. De quibus tenetur solvere cappellanus 30 s., fabrica de Antino 30 s. (9) J. Cazauran, idem, no 403 p.270 (10) Larcher, Dictionnaire, I 314 (11) idem (12) Maumus-Brun, op. cit., p.146 |
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