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Maîtrise d'histoire. Monographies du canton de Vic-en-Bigorre | |
MARSAC Code INSEE 65325299
Le village est situé au sud du canton, sur la rive ouest de l'Adour, dans une zone d'alluvions fluviales argilo-siliceuses et calcaires. Le territoire communal est limité au nord par les territoires de Villenave et Pujo, à l'ouest par le territoire d’Andrest, au sud par celui de Sarniguet, et à l' est par la commune de Tostat. L’Adour sert approximativement de limite est pour le territoire communal, et constitue le seul cours d’eau de cette commune. Les 126 hectares de Marsac sont aujourd’hui employés à la culture du maïs, avec quelques bois résiduels. Le réseau de chemins Le village est à un carrefour de chemins de médiocre importance, qui mènent aux villages les plus proches. La D27 traverse le village en direction d’Andrest à l’ouest; et vers Tostat à l’est via un pont métallique sur l’Adour. De cette D27 partent des chemins de terre orientés nord-sud menant dans les champs. Deu nord au sud deux chemins partent vers le territoire de Villenave-près-Marsac
( nord ) et vers Sarniguet ( sud ); Le chemin le plus à l’ouest
contourne le village en direction du territoire de Pujo, vers le site castral
disparu d’Hugues.
Le village Le village est dispersé le long de chemins qui forment approximativement un triangle dans lequel a été installée l’église actuelle. Quelques habitats sont également installés le long d’autres voies ( D27 ). Il est signalé en 1313 et en 1429 (1). En 1320 un texte nous apprend l’existence d’un seigneur qui baille en fief des « devèzes « à la communauté de Marsac (2). Le village est la propriété des seigneurs de Troncens de Marsac en 1313 et 1320, mais appartient aux barons de Bazillac en 1429 ( Notes 1 et 2 ). Un château ? On ne possède plus aucune trace d’une ancienne demeure
seigneuriale, à part ce que nous en dit la monographie communale
de 1887: " ...cette maison seigneuriale était située sur
le levant du village. Il y a une vingtaine d'années, un propriétaire,
en défonçant son jardin, découvrit un mur circulaire
d'une certaine épaisseur dénonçant un donjon et dans
lequel il trouva trois cadavres. " (3)
Eglise et maison religieuse En 1342 une ecclesia de Marsaco est comprise dans l’archiprêtré
d’Andrest, également citée dans le compte de procuration
de 1379 (4).
Un petit couvent qui aurait existé à Marsac et détruit
au XVIème siècle , est également mentionné
en 1887 : " On rapporte qu'une maison de religieuses était adossée
à l'ancienne église démolie en 1882, et dont les murs
tout à fait noirs sous le crépi dénonçaient
qu'elle avait été incendiée, sans doute en même
temps que celle de la commune voisine de Sarniguet en 1500, sous Lysier
qui revenait de faire ses exploits au monastère de Saint Sever de
Rustang (sic ) ". Nous n’avons trouvé aucun document confirmant
les dires de cet instituteur (3).
Le territoire communal Le nom du village, d'origine gallo-latine ( " le domaine de Marsius
" ? ) pourrait indiquer une occupation au début de notre ère,
bien qu'aucun vestige antique n'ait été signalé jusqu'ici.
Essai de synthèse Une implantation gallo-romaine sur ce territoire est probable, bien
que nous n’ayons pas trouvé d’indices archéologiques. Le
manque de documents médiévaux ne nous permet que des suppositions
quant à l’origine de ce village ( création à partir
d’un petit carrefour ? Survivance d’une implantation antique ? ). On peut
cependant remarquer que depuis le début du XIVème siècle
les seigneurs sont de puissants personnages étrangers. Avons-nous
là un fief donné par le comte de Bigorre , comme à
Camalès ?
Notes: (1) DRN 1313, ADHP 1MI 2, et Censier de 1429, ADPA E377. Voir aussi
Maurice Berthe, Le comté de Bigorre..., p. 130. En 1313 le seigneur
est le " Domicellus Centullus de Tronceriis ". En 1429 le village
comptait 14 feux.
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