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Maîtrise d'histoire. Monographies du canton de Trie-sur-Baïse | |
Code INSEE 65324293 Canton de Trie-sur-Baïse Carte IGN 1745 Est de Montastruc et 1845 Ouest de Trie Documents
27-1 et 27-2
Le
territoire de la commune de Lustar est limité par le territoire
de Tournous-Darré au nord, le territoire de Sentous à l’est,
celui de Bonnefont au sud et ceux de Bugard et Villembits à l’ouest
( document 27-1 ).
Le
territoire de Lustar est situé dans la vallée de la Baïse,
à l’exception de la partie ouest qui comprend une zone de collines.
Les
deux cours d’eau principaux sont le Lizon qui sert de limite ouest, et
la Baïse qui sert de limite est à la commune.
La
culture principale est le maïs, les bois et les prairies se concentrant
sur les hauteurs.
Le
réseau de chemins
On
trouve dans la plaine de Lustar deux voies principales orientées
nord-sud, la D17 ( allant de Trie à Bonnefont et la D39 qui passe
à l’est du territoire communal, allant de Tournous-Darré
à Bonnefont ( document 27-1 bis ).
D’autres
chemins moins importants orientés est-ouest relient ces deux voies.
On peut mettre à part deux chemins qui partent du carrefour près
de l’église, l’un allant vers Villembits et le second partant au
nord vers Trie. On peut noter le carrefour de voies important près
duquel l’église a été implantée.
Enfin
il convient de mettre à part le chemin de crête qui passe
à l’ouest sur le coteau, près de la motte de Lustar pour
redescendre vers Bugard, chemin très probablement médiéval.
L’habitat
Il est constitué de fermes dispersées sur le territoire communal. L’église se trouve à un carrefour de la D17, à l’ouest de la commune. Nous
n’avons pas trouvé de mentions médiévales de ce village:
situé en Astarac, il n’est pas mentionné dans les censiers
bigourdans.
L’église
L’église
de Lustar est moderne ( rebâtie au XIXème à l’emplacement
de l’église médiévale détruite ). L’église
de Lustar est citée dans le pouillé de 1384 (dans l’Archidiaconé
des Affites ), et de même en 1405 et 1440 (1).
La
motte
Il s’agit d’une grosse motte située en position dominante sur le coteau au sud-ouest de l’église, cote 388 de la carte IGN (2). Cette motte tronconique est entourée d’un important système de fossé et talus ( document 27-2 ). Cette motte est signalée dans le cadastre de 1775: « la meyterie appellée la borde de mota, bien noble « (3). Cette motte est également signalée dans la monographie du XIXème siècle (4): « Le quartier de mota est surmonté par un tumulus entouré de larges fossés, et où, selon la tradition, des habitants de Lustar et de la famille d’Aurensan en particulier, aurait été construit un château... De temps immémorial, les ancêtres de monsieur d’Aurensan avaient découvert dans ce tumulus un grand chenet qui existe encore dans la cuisine du château « . En
1928, Charles Brun explique que « le château de Lustar
a été construit au commencement du XVIIIème siècle,
à l’endroit où il existe encore aujourd’hui, par les Fourquet
qui s’étaient enrichis et avaient pu même acheter la «
mouta « qui était le manoir des anciens seigneurs.
C’est plutôt une habitation bourgeoise qui n’a absolument rien d’un
château-fort « (5).
Cet
auteur a également établi une modeste généalogie
des seigneurs de Lustar: Au XIVème siècle la seigneurie appartient
aux de Barbazan. en 1503 Guillaume Arnaud de Soréac est coseigneur
de Lustar, et en 1510 on retrouve un Arnaud Guilhem de Goudas coseigneur.
En 1565 le seigneur est Hugues de Casane, et la seigneurie passe au début
du XVIIIème siècle à la famille Fourquet (6).
Le
territoire communal
Certains
toponymes font référence aux cultures: les mouras
( cépage noir ? ), le hauasses ( de haua, la fève
), le boscq de darré . D’autres toponymes se rapportent au
relief: le turon, la serre, la mota. On peut enfin signaler les
picharottes ( petits cours d’eau ).
Nous
avons déjà vu le château de Lustar, aujourd’hui une
grosse ferme près de l’église.
Essai
de synthèse
L’origine
du village de Lustar est inconnue, mais sans doute ancienne ( comme l’indique
le toponyme prélatin Lustar (7) ). On peut supposer qu’au
moyen-âge le village devait être plus regroupé à
l’Ouest du territoire communal, où on retrouve la motte et l’église.
Le problème évidemment reste de l’origine de cette motte
( pour contrôler la voie de crête ? ).
Notes:
(1) Perrin, Font-reaulx, Les pouillés..., rôle de 1384, p.284: Capellanus de Lustarrio, procurationes 2 fr.; Idem, p. 297, rôle de la décime de 1405: Ecclesiae de Pena et de Justarrio 6 s. 6 d.; Idem, taxe des bénéfices de 1440; p.317. (2) Plan cadastral de 1827, ADHP Section A ( quartier du turon ). (3) ADPA E115, cité par A. Lejosne, Doctionnaire..., p.78 (4) monographie communale de 1887, ADHP T.384 no246 (5) Maumus-Brun, op. cit., p.178 (6) Idem, p.143. Nous n’avons pas retrouvé les documents servant de base à l’auteur. Xavier
Ravier, Toponymes gascons en R- final sensible, 1985, p. 749: lustar
signifierait « lieu appelé lus »
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